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Les malades qui ont fait l’histoire

Alexandre le Grand, Hannibal, Jules César, Almanzor, Tamerlan, Bajazet, François 1er, Richelieu, Louis XIII, Louis XIV, Pitt l’ancien et Pitt le jeune, Napoléon 1er, Bismarck, Adolf Hitler, Hermann Goering, Goebbels, Staline, Winston Churchill, Franklin Delano Roosevelt, John Fitzerald Kennedy, François Mitterand sans parler des grands prophètes du monothéisme comme Abraham, Moïse, Jésus, Mahomet ou Saint Paul de Tarse… Dans leur cas regardez l’article figurant dans la rubrique « insolite » de ce blog où des grands psychiatres américains se sont tentés de faire leur diagnostic psychique s’ils avaient vécu à notre époque et à chacun de se faire son opinion…

Autant de grands personnages qui ont marqué l’histoire de l’humanité et dont on pense le plus souvent qu’ils étaient dotés de fortes personnalités, de caractères bien trempés et de constitutions robustes. Mais sait t’on que ces grands hommes étaient frappés de handicaps terribles et souffraient en permanence dans leur chair de la maladie, cela allant de la dépression nerveuse que l’on appelait autrefois « la mélancolie » ou « les humeurs » pour ne pas parler de démence ou de psychose et de schizophrénie pour certains aux maladies les plus diverses et les plus douloureuses comme les maladies vénériennes les plus horribles dans le cas de François 1er par exemple ou la toxicomanie la plus totale et la plus invétérée dans le cas de Hitler, de Goering ou de Kennedy entre autres… La question est de savoir comment ces personnages ont pu réaliser de si grandes choses malgré les handicaps terribles dont ils étaient affublés…

Comme Alexandre le Grand et Hannibal, César était épileptique. De même pour Mahomet et Napoléon qui souffrait également d’un ulcère à l’estomac qui devint cancéreux et finit par l’emporter. Almanzor était bossu. Hannibal était borgne, tout comme Bajazet 1er  Yildirim (la foudre), Philippe II de Macédoine et Khayr Ed Dine Barberousse le grand corsaire et premier amiral de la flotte ottomane sous Sélim 1er et Soliman le Magnifique. Tamerlan était infirme, tout comme Talleyrand. Pitt l’ancien souffrait de troubles mentaux aggravés et de nombreux témoins certifient l’avoir vu dans ses crises de démence où il se prenait pour un cheval et se mettait à hennir. Cela ne l’a pas empêché d’être l’un des plus grands premiers ministres de l’histoire de la Grande-Bretagne et de remporter la guerre de sept ans. Quant à Pitt le jeune, c’était constamment un grand malade, presque un mourant dont les victoires de Napoléon ont précipité la mort. Winston Churchill était un alcoolique notoire qui ne se levait jamais avant midi. Kennedy était un grand blessé de guerre presque infirme qui souffrait la mort de son dos brisé et qui, multipliant les injections de morphine et autres produits calmants, peut presque être considéré comme un toxicomane. Il n’est pas sûr s’il n’avait pas été assassiné, qu’il aurait pu aller au terme de son second mandat après une réélection probable. Mitterand dont on a beaucoup parlé de la maladie n’aurait normalement pas dû aller au terme de sa magistrature.

Cela sans évoquer les turpitudes et les énormes vices de ces grands hommes dont on ne fera qu’allusion ici car il faudrait être un psychiatre renommé pour en faire le diagnostic clinique. Et là comment ne pas penser aux empereurs romains qui feraient une belle brochette de psychopathes, pervers et détraqués sexuels, incestueux et parricides…

Une anecdote intéressante au sujet de Bajazet 1er Yldirim et Tamerlan, les deux grands adversaires de la batailletamerlan d’Ankara (1402)… Contrairement à ce qu’on a raconté au sujet de Tamerlan qui se serait servi du sultan ottoman pour lui servir d’escabeau pour monter à cheval, Tamerlan a traité Bajazet selon son rang et à un moment où ils étaient réunis, le conquérant turco-mongol se mit à rire, ce à quoi le sultan lui en demanda la raison… Tamerlan répondis « je pense que les deux maîtres du monde sont l’un aveugle, l’autre infirme…C’est la volonté de Dieu » …

Mais à tout seigneur tout honneur. Je vais commencer mon exposé par le cas des nazis et si je me limite ici à Hitler, Goering et Goebbels, c’est que la litanie de leurs perversions et de leurs psychoses ne tiendrait pas dans un ouvrage entier…

Concernant la sexualité d’Hitler, puisque c’est la question qui revient le plus souvent, eh bien oui Hitler pratiquait une sexualité déviante et n’a très certainement jamais eu de rapport sexuel abouti. A Eva Braun que le photographe d’Hitler moquait doucement en lui disant qu’elle était la femme la plus enviée du Reich puisqu’elle était la compagne d’Hitler, Eva Braun a une fois répondu : « Vous savez, en tant qu’homme, le fuhrer ne me donne strictement rien » … On a longtemps glosé sur le fait qu’il n’était doté que d’un testicule, ce qui a longtemps été contesté par certains historiens, mais un rapport médical d’époque semble attester le fait.

Des proches attestent qu’il pratiquait la coprophilie et l’ondinisme comme le rapporte Gregor Strasser qui ne portait certes pas le fuhrer dans son cœur. Mais le fait a été rapporté par plusieurs des « maîtresses d’Hitler ». Il a également entretenu une relation incestueuse doublée de sado-masochisme avec sa nièce Geli Raubal, fille de sa demi-sœur Angela Raubal. Pour en finir avec ce sujet…

Il souffrait également de psychose et d’hallucinations et voyait parfois un être démoniaque venu le chercher. Cela a été rapporté par des témoins.

Il souffrait également de violentes insomnies, de douleurs chroniques à l’estomac aggravées par un régimehitler alimentaire particulier, était frappé de flatulences et était visiblement à la fin de sa vie malade de la maladie de Parkinson à un stade avancé. Son médecin personnel, un charlatan, le docteur Morell, lui administrait sans arrêt des drogues pour dormir, pour se réveiller ou pour être en forme à telle conférence internationale, les somnifères ne lui faisant plus d’effet et à la fin de sa vie on dénombre plus de 70 produits qu’il se faisait administrer si bien qu’il était devenu complètement percé de trous de seringues. On peut parler de « Hitler le toxicomane » mais il faut savoir que les soldats de la Wermach, notamment ceux qui envahi la France en mai 1940 prenaient également une substance dopante, une drogue, le Pervitin, une forme de métamphétamine aux propriétés euphorisante et qui donnait de la force, si bien qu’on a pu parler des « junkies d’Hitler »…

Le cas de Goering, second personnage du Reich et surement le mieux doué est également édifiant. Après la premièregoering guerre mondiale où il s’était comporté en héros, il a été enfermé dans un hôpital psychiatrique réservé pour les malades les plus graves en Suède et le diagnostic établi par les médecins est terrifiant. Si personne ne lui dénie une intelligence aigüe, on le qualifie de psychotique, manipulateur, dénué de tout sens moral, violemment antisémite… Il a également été victime d’hallucinations, notamment une fois où il a rêvé qu’il a rencontré le prophète Abraham et que celui-ci lui a offert trois chameaux pour qu’il ne persécute pas les juifs… Blessé lors du putsch de la brasserie, il débuta une dépendance à la morphine pour calmer ses douleurs mais cela le conduisit à devenir un morphinomane total. Lorsqu’il fut arrêté par les alliés, le geôlier américain qui dirigeait sa prison, le colonel Andrews,  reçut l’instruction de le remettre en forme et de le débarrasser de ses dépendances. Comme il prenait des cachets par poignées, on conseilla au médecin de la prison de réduire sa dose de 1 cachet par jour et le Reischmarshall ne s’en rendit compte que quand il n’en resta plus que 18 et de fait on le débarrassa de sa toxicomanie et on lui fit perdre 35 kgs, si bien qu’il retrouva toutes ses facultés et son mordant au procès de Nuremberg où il domina complètement le procureur Jackson par son envergure et son intelligence exacerbée…

Goebbels, le ministre de la propagande était infirme avec un pied bot, ce qui ne l’empêchait pas de provoquer un scandale sexuel par jour, ce dont ses rivaux se servaient pour le discréditer aux yeux du fuhrer mais Hitler aimait que ses adjoints soient corrompus ou aient des vices car ainsi, disait t’il les tenait mieux…

Staline était affublé de plusieurs infirmités et a été déclaré inapte pour le service militaire. Il ne mesurait pas plus de 1M50, avait les pieds palmés et une jambe plus courte que l’autre, si bien qu’il boitait légèrement. Il avait le visagechurchilletstalineayalta grêlé par la petite vérole et comme Hitler, il n’aimait pas trop la lumière du jour et préférait les ambiances confinées.  A la fin de  de sa vie, il a développé une paranoïa affreuse (justifiée ?) et dans sa résidence près de Moscou, il rentrait pour se coucher dans un couloir blindé d’une dizaine de pièces avec un trousseau de clés si bien, que personne ne savait dans quelle chambre il avait passé la nuit…

Winston Churchill était alcoolique et ne se levait jamais avant midi (« Ne me réveillez sous aucun prétexte sauf en cas d’invasion de l’Angleterre par l’Allemagne nazie… »). Lors de ses fréquentes disputes avec Churchill, De Gaulle aimait à dire (« Churchill boit trop, il a perdu le sens moral…). Presque paralytique et atteint de la maladie de Guillaume-Barré, Roosevelt (Franklin Delano) se déplaçait en public avec des béquilles orthopédiques mas en privé, il se déplaçait en fauteuil roulant. Une anecdote intéressante entre les deux grands hommes ? Lors d’une conférence internationale pour préparer la guerre Roosevelt, sur son fauteuil d’infirme conversait avec Churchill dans sa baignoire (Comme Napoléon, Churchill aimait à passer des heures dans son bain) quand Churchill se leva brusquement et prit une serviette devant des secrétaires choquées et déclara « Un premier ministre de Grande-Bretagne n’a rien à cacher au président des Etats-Unis..Sic ».

Plus loin dans l’histoire, le cas de Louis XIII et Richelieu est édifiant. En passant, le mythe d’un Louis XIII effacé,louisxiii sans personnalité et écrasé par la stature de son ministre n’est qu’une légende crée de toutes pièces par Alexandre Dumas. Conscient de ses limites, Louis XIII se servait du cardinal pour mener sa politique et affermir la puissance de l’Etat face aux grands feudataires mais faisait sans cesse planer sur Richelieu la menace d’une disgrâce, voire d’une exécution, si bien que le cardinal se rongeait en permanence d’anxiété face à cette éventualité. « Les quelques mètres carrés du cabinet royal sont plus difficiles à conquérir que tous les champs de bataille de l’Europe… » disait Richelieu ce à quoi Louis XIII répondait à son ministre qui lui soulignait tous les résultats obtenus grâce à lui « Des victoires, certes il y en a, mais pas tant qu’on pourrait l’espérer … » Leur tempérament dépressif à tous deux et leurs disputes incessantes faisaient souvent qu’ils finissaient souvent, comme Bismarck avec Guillaume 1er,  par tomber ensemble en sanglots !

Enfin, voilà deux malades chroniques, dépressifs qui souffraient dans leur chair de la maladie. Richelieu était sujet àrichelieu de violentes insomnies et à des mots de tête atroces. Louis XIII fut plusieurs fois à l’article de la mort, pour ainsi dire au grabat à son âge et Richelieu était hanté par cette perspective car le roi n’ayant pas de fils jusqu’en 1638, le trône devait revenir à Monsieur, le frère de Louis XIII, Gaston d’Orléans qui haïssait le cardinal. Fièvres récurrentes, rhumatisme, goutte chronique (à la fin de sa vie, il ne se déplace plus qu’en chaise à porteurs), hémorroïdes à répétition (pour le moquer, on parlait « du cul pourri du cardinal »), tuberculose intestinale et, crachats de sang  etc pour le cardinal, maux de ventre, tuberculose gastrique ( ?) pour Louis XIII et j’en passe… Ce sont deux malades qui ont dirigé pendant 20 ans les affaires de l’Europe…

De Louis XIV qui vécut 77 ans et régna 72 ans, on pense souvent qu’il était de constitution robuste et d’une santé éclatante. En fait le roi soleil fut un malade continuel durant presque la totalité de son règne. Il était atteint de la petite vérole, avait les dents gâtées et était sujet à des malaises, vapeurs, vertiges, constipations… Il eut un ulcère perforant de la voute du palais, une sinusite maxillaire gangreneuse, fut atteint d’une fistule anale et finit par mourir d’une gangrène à la jambe…

Dans l’ancien temps, la maladie dont souffraient souvent les têtes couronnées était la goutte. Elle fit souffrir en permanence François 1er, Charles Quint, Henri IV, Richelieu entre autres…

Plus près de nous comment ne pas penser aux présidents de la Vème république ? Pompidou dont on a caché la gravité de la maladie jusqu’à sa mort qui surprit les français, François Mitterand qui a caché son cancer de la prostate pendant 11 ans, Jacques Chirac avec son AVC…

Concernant les artistes, ils sont légion à avoir été affublés de maladies rédhibitoires, ce qui ne les a pas empêchés de continuer à créer… Homère était aveugle, Beethoven sourd, Mozart tuberculeux, Van Gogh s’est coupé une oreille… Léonard de Vinci était homosexuel et gaucher et écrivait à l’envers, Michel Ange était un homosexuel honteux… Jusqu’à Lara Fabian qui est en train de perdre l’ouïe…

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